Crise écologique: les abeilles au centre du débat !

Evoluant en même temps que les plantes à fleurs depuis des millions d’années, les abeilles jouent un rôle majeur dans leurs odeurs, leurs couleurs et leurs formes. Ces dernières sont responsables de la reproduction de 80 % d’entre elles et sont témoins de la qualité de l’environnement. Domestiques ou sauvages, les abeilles contribuent à l’équilibre des écosystèmes.

Les plantes à fleurs et comestibles dépendent des abeilles

Les peintures rupestres, les décors des tombes égyptiennes montrent que l’Homme était fasciné par les abeilles depuis les temps anciens. Ces insectes pollinisateurs marquent la qualité de l’environnement et la dégradation des écosystèmes dans le monde avec l’agriculture intensive.

Selon les spécialistes de l’Inra d’Avignon, 85 % des plantes qui poussent en Europe dépendent de la pollinisation des abeilles pour survivre. De manière générale, 84 % des espèces de plantes à fleurs sur Terre nécessitent l’intervention des butineuses pour se développer convenablement. Ces dernières qui, d’après les scientifiques existent depuis près de 150 millions d’années avant l’homme ont non seulement contribué à l’évolution des plantes à fleurs, mais aussi à leur survie.

Les statistiques de l’ONU révèlent également que 70 % des plantes fournissant 90 % de la nourriture dans le monde ont besoin des abeilles pour leur pollinisation. Achim Steiner, directeur du PNUE a ajouté que l’avenir des êtres humains durant le XXIe siècle dépend de la gestion par l’humanité du « potentiel de la nature » incluant « les pollinisateurs ».

Avec un poids moyen d’un dixième de gramme, l’abeille s’adapte et survie aux divers bouleversements climatiques tels que la montée des températures record en 2016.

Les pesticides, des produits dangereux pour les butineuses et l’humanité

Depuis plus de quinze ans, les apiculteurs lancent l’alerte concernant les effets néfastes de l’agrochimie sur leurs colonies. Ils attirent également l’attention sur les dysfontionnements importants qui existent dans le processus d’autorisation de mise sur le marché des pesticides. D’après ces apiculteurs, ces phytopharmaceutiques soulèvent des conflits d’intérêts dans les processus de commercialisation et d’homologation. Aujourd’hui, les pouvoirs publics admettent ces faits, mais les apiculteurs attendent toujours des mesures satisfaisantes pour faire face à l’avenir.

Désormais, les raisons du déclin mondial des pollinisateurs sont scientifiquement prouvées. Les nouvelles technologies d’application ainsi que la toxicité de plus en plus grandissante des pesticides viennent envenimer cette situation depuis plus de dix ans.

Pour pallier à une telle situation, le gouvernement doit prendre des décisions importantes. Ces dernières doivent partir de la volonté de mettre fin à cette catastrophe en transformant le modèle agricole afin que les pollinisateurs profitent de fleurs saines à butiner. A noter que la faune et la flore disparaissent au fur et à mesure sans abeilles. Ainisi, pour leur survie, l’agroécologie, l’apiculture écologique et la voie de leur restauration doivent être encouragés. Sur Apiculture.net, vous en apprendrez davantage sur ce sujet au centre des débats.

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