Découvrez la nano-car race

Quand on parle de « car race », on pense course automobile sur le bitume, l’odeur de l’asphalte, le bruit des moteurs qui grondent. Laissez-nous vous présenter un tout autre genre de course, la nano-car race : une incroyable course de nano-car qui se déroule sous un microscope. La première édition de cette course internationale s’est déroulée les 28 et 29 avril à Toulouse et a été remportée par l’équipe suisse et en ex-æquo l’équipe américano-autrichienne.

La nano-car race : un défi de taille

Oui, un défi de taille puisque les concurrents sont des voitures composées de centaines d’atomes de carbone, d’hydrogène, d’azote qui courent sur 100 nanomètres. Les molécules conceptualisées et dessinées par l’équipe sont synthétisées par des chimistes. Selon Christian Joachim, Directeur de recherche du CNRS, directeur de la course « deux à trois ans au total pour créer une voiture moléculaire ». En effet, ces voitures, comme n’importe quelle voiture, possèdent des roues, un châssis, des axes et bien sûr un moteur, mais ne mesurent que quelques nanomètres, soit 20.000 fois plus mince qu’un cheveu.

Une piste en or

Pour que les molécules des voitures ne soient pas perturbées, les nano-cars roulent sur l’or puisque l’or a l’avantage de ne presque pas réagir avec les molécules. Cependant, l’un des concurrents, l’équipe américano-autrichienne, gagnant de la course, a roulé sur une piste en argent avec un véhicule à deux roues seulement. Aussi un bon nettoyage de la piste par chaque concurrent a été nécessaire pour éviter tout grain de poussière.

Un microscope à effet tunnel : le moteur des nano-car

Pour pouvoir admirer et suivre la course en temps réel, elle sera suivie sous l’œil du microscope à effet tunnel, qui possède quatre pointes de tungstène pour étudier quatre pistes à la fois. Ce microscope utilise l’électricité pour faire avancer les voitures, grâce à des impulsions électriques. Chaque équipe, composée de deux personnes, a alors pour rôle de déclencher ces impulsion au bon moment et donc de les envoyer au bon endroit pour que leur nano-car soit dans la bonne direction et évite ainsi les sorties de route.

Seul hic, les pilotes ne voient pas le résultat de leurs impulsions en temps réel : le microscope ne produisant une image que toutes les cinq minutes. La course prévue pour 36 heures s’est terminée au bout d’une heure et trente minutes pour l’équipe américano-autrichienne et cinq heures de plus pour l’équipe suisse.

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